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HÉROINE
SON SURNOM
Smack, héro.
SON HISTOIRE
L’héroïne est un opiacé, c’est-à-dire que l’héroïne est faite à partir de la morphine qui provient d’une plante appelée pavot. L’héroïne est donc un dérivé de la morphine.
En 1888, on souhaite l’utiliser pour soigner la tuberculose. On la considère alors comme une médication « héroïque » (d’où son nom) qui pourrait remplacer la morphine. Toutefois, les ravages qu’elle cause n’ont vraiment rien d’héroïque. À l’époque de la Première Guerre mondiale (1914-1918), on évalue à 500 000 le nombre de personnes dépendantes de l’héroïne aux États-Unis, un nombre impressionnant pour l’époque. |

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SON LOOK
Elle se présente sous forme d’une poudre blanche pouvant parfois tendre vers le brun. La plupart du temps, elle est injectée par voie intraveineuse, mais elle peut aussi être sniffée ou fumée.
SA FAMILLE
L’héroïne fait partie de la famille des dépresseurs, c’est-à-dire qu’elle agit sur le système nerveux central en engourdissant le cerveau et en ralentissant le fonctionnement du corps.
SES EFFETS
Elle provoque une euphorie tranquille (c’est comme sauter de joie, mais par en dedans), un apaisement et une sensation d’extase. Lorsqu’elle est injectée, l’effet immédiat peut s’apparenter à une forme d’orgasme (ça aussi, ça se vit par en dedans). On appelle cette première phase le « rush ». Elle est suivie d’une sensation d’euphorie et de somnolence qui est parfois accompagnée de nausées, de vertiges et d’un ralentissement du rythme cardiaque et respiratoire.
SON REVERS DE MÉDAILLE
À moins d’avoir fait partie d’une mission de colonisation de la planète Vénus ces 20 dernières années, tout le monde sait que l’héroïne crée rapidement la dépendance. Et plus on en consomme, plus on doit augmenter les doses et la fréquence des prises pour retrouver les mêmes sensations qu’on éprouvait aux premières prises. On accorde alors une place très grande aux consommations, ce qui a pour effet de modifier radicalement la vie quotidienne. On voit l’héroïne même dans sa soupe « Poulet et nouilles ». La plupart du temps, la consommation d’héroïne enclenche un processus de marginalisation qui peut conduire à l’itinérance ou à la prostitution.
Pour un héroïnomane, l’état de manque provoque de l’anxiété, de l’agitation et plusieurs symptômes physiques. À l’inverse, une surdose d’héroïne entraîne une détresse respiratoire, une perte de connaissance et même la mort. En cas de surdose, il faut faire le 911; si la personne est encore consciente, il faut la tenir éveillée jusqu’à l’arrivée des secours. Si elle a perdu conscience, il faut la placer sur le côté (pour éviter qu’elle ne s’étouffe avec ses vomissures) ou pratiquer la réanimation cardiorespiratoire. Il faut rester avec elle en tout temps.
SES ENNEMIS
L’héroïne a des ennemis, c’est-à-dire qu’elle est particulièrement dangereuse quand elle est mélangée à un stimulant tel que les amphétamines, l’ecstasy ou la cocaïne. Et c’est encore bien pire quand elle est mélangée avec des dépresseurs.
Il y a également un risque important de perte de connaissance et de détresse respiratoire si on la mélange avec un autre dépresseur (alcool, tranquillisant, GHB).
Sources: Santé et Services Sociaux du Québec- http://www.parlonsdrogue.com/
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